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Vous confronterez les représentations que les docs donnent du continent africain et de son insertion dans la mondialisation

Document 2
La situation de l’Afrique en 2012 selon une géographe
« L’Afrique est devenue dans les médias le continent qui gagne. […] Un taux de croissance et des investissements étrangers directs qui rappellent ceux de la Chine au début des années 2000, l’intégration de l’Afrique du Sud dans les fameux BRICS, un désendettement exemplaire, une classe moyenne équivalente à celle de l’Inde (300 millions de personnes), plus de 500 millions de téléphones portables en circulation… Les attributs de l’émergence semblent enfin réunis. […]
Pourtant, l’engouement qu’elle suscite aujourd’hui paraît aussi aveugle que l’était le catastrophisme d’hier […]. Car les lignes de faiblesse du continent demeurent : aujourd’hui, la croissance africaine n’est pas durable. L’ampleur des inégalités internes crée des tensions sociales d’autant plus fortes que les réseaux de communication et d’information mettent directement en contact des univers autrefois cloisonnés. Les Africains “du dedans”1, principalement citadins, branchés sur l’économie mondiale, vivent sur une autre planète que ces Africains “du dehors” que sont les ruraux. […]
Dans les villes, des cohortes de jeunes – deux tiers de la population a moins de 25 ans – rongent leur frein et leur rancœur, prompts à enfourcher toutes les révoltes. Dans les campagnes, l’insécurité alimentaire précarise des millions de personnes, qui ne demanderaient qu’à saisir les opportunités économiques… si elles leur étaient offertes.
L’Afrique […] reste un continent riche peuplé de pauvres, où chaque aléa naturel fonctionne comme un révélateur des dysfonctionnements politiques. Que valent les immenses richesses africaines quand plus de la moitié de la population vit encore en dessous du seuil de pauvreté en n’en percevant que de dérisoires miettes ? »
Sylvie Brunel, « L’Afrique est-elle si bien partie ? »,
Les Échos, 3 octobre 2012.
1. L’auteure distingue ici, parmi les Africains vivant en Afrique, ceux qui sont intégrés à la mondialisation (« du dedans ») de ceux qui ne le sont pas (« du dehors »).

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Magazine Géo                        
Sylvie Brunel
Couverture
Article dans les Echos
Septembre 2012
3 octobre 2012
Donne une image positive du continent africain
Nuance les manifestation du décollage éco de l’Afrique
2 docs qui s’opposent le 1er veut montrer le décollage éco de l’Afrique et fait un focus sur la Namibie, le Kenya, l’Angola, les grands lacs (plutôt au sud du continent. La seule mention d’une difficulté se trouve dans le titre de l’article sur les Grands lacs : « poudrière »
Le 2nd parle surtout des difficultés rencontrées par le continent
UN CONTINENT DE MEIUX EN MIEUX INTEGRE DANS LA MONDIALISATION
-Le visuel : une jeune femme dont le visage est intégré à la carte du pays





-« le réveil d’un continent »



- Namibie « en harmonie avec la faune sauvage »
Grands lacs »poudrière magnifique »



-Kenya « pays de la hight tech »

-Angola : »eldorado des investisseurs »









-Sylvie Brunel parle d’un continent en grand progrès : progression des IDH  « rappelant ceux de la Chine au début des années 2000 »

 Afrique du sud dans les BRICS




Désendettement


Augmentation de la classe moyenne
300 millions d’individus


500 millions de téléphones portables

-image jeune : forte population moins de 20 ans, dynamisme
Femme souvent à la base d’une certaine prospérité en Afrique les « mamas benz » au Bénin
-Un continent en sous-développement qui semblait ne jamais pouvoir se réveiller

5% de croissance en moyenne avec des pays au dessus de ces 5% : Nigéria, Ethiopie…


  des possibilités touristiques très prisées des européens
Grands lacs : Rwanda, Burundi, Ouganda, RDC : paysages magnifiques (tourisme)/ faune : safari photos au Kenya, en Namibie en Afrique du sud mais aussi braconnage contre des espèces protégées
Modernité d’un pays qui a fait des efforts au niveau de la formation de sa population
-Angola : gisements pétroliers comme en Algérie, en Libye, au Soudan, au Nigéria, au Gabon  de plus l’ Afrique possède de nombreuses matières 1ères indispensables dans la production hight-tech : tantale, platine…., des phosphates au Maroc, de l’uranium au Niger, en Centre Afrique, au Tchad, des métaux précieus et de l’or ; Afrique du sud, RDC, Libéria, Sierra Leone, Ghana Richesses du sous-sol : pétrole, gaz, métaux précieux, métaux rares, eau fossile

 En particulier Afrique du Sud, Kenya, Maroc…



 Reconnaissance de l’Afrique du sud comme une puissance émergente à l’initiative de la Chine : reconnaissance de ses facultés de négociation au niveau africain, fait partie du G20

Désendettement à comparer avec celui des puissances installées

Qui dit classe moyenne dit consommation donc croissance
Ouverture au monde

 En particulier en ville qui permet un accès à l’électricité, à la santé, à l’éducation. Les grandes villes progressent rapidement et sont attractives (exode rural)



MAIS DES DIFFICULTES PERSISTANTES

Croissance africaine n’est pas « durable » car :
-        Inégalités sociales, tensions sociales amplifiées par l’accès à l’information



-        Continent  peuplé de pauvres (plus de la moitié en dessous du seuil de pauvreté)


-        2/3 pop a moins de 25 ans : pas de travail pour tout le monde
-         
-        Urbains / Ruraux


-        Insécurité alimentaire
-        Aléa naturel

-        Dysfonctionnement politique
« poudrière »

-        Nbx révoltes sociales  poussant les étudiants à manifester, manif pour accéder à la démocratie : Burkina, Sénégal, Guinée mais pouvant provoquer des guerres civiles comme en Côte d’Ivoire

-        Conditions de vie très difficiles : bidonvilles, habitat précaire, pas d’électricité en continu, problème d’accès à l’eau potable

-        Jeunes ayant fait des études ne trouvent pas forcément du travail d’où une grande frustration

-        Ruraux peu intégrés à la mondialisation : constituent souvent la majorité de la population

     Si sécheresse problèmes alimentaires qui sont aussi très souvent dus aux guerres interethniques

-        Pouvoirs souvent corrompus, vieux dictateurs accrochés au pouvoir ou anciens « démocrates » (élus au SU) refusant de partir et voulant changer la constitution pour pouvoir se représenter (Burundi), élimination d’opposants politiques, fraude électorale….
poudrière ethnique cf génocide au Rwanda 94) et aujourd’hui guerres en RDC + problème politique au Burundi : INSISTER SUR LES PROBLEMES INTERETHNIQUES ET INTERRELIGIEUX exemple des Touaregs au Mali, de Boko Haram au Nigéria

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